Née en France, Yaoré Talibart découvre le violon à l’âge de quatre ans. Elle obtient un Master au Conservatoire de Paris, où elle étudie auprès de Philippe Graffin, avant de poursuivre sa formation à la Hochschule de Bâle avec Rainer Schmidt. En 2017, elle fait ses armes en tant que violon solo en intégrant l’Orchestre Appassionato. En 2021, elle s’installe à Londres pour étudier la musique ancienne et le violon baroque à la Royal Academy of Music, où elle étudie avec Pavlo Beznosiuk et Rachel Podger. Elle se passionne notamment pour les musiques traditionnelles écossaises et irlandaises, intégrant le groupe Nobody’s Jig, ancré dans la tradition folk.
Violoniste polyvalente, Yaoré collabore avec des ensembles tels que Arcangelo, Le Concert Spirituel, Les Ombres, Le Poème Harmonique et Pygmalion. Elle se produit en tant que violon solo avec Le Consort, les Musiciens de Saint-Julien et le Concert de la Loge. Elle se produit régulièrement en tant que chambriste et s’est illustrée en soliste en Angleterre, notamment lors de ses débuts au Wigmore Hall aux côtés de Lawrence Power. Par sa double culture Française et Hong-Kongaise, Yaoré a grandi en questionnant l’idée de la dualité du soi, à travers la langue, les sons et la communication non verbale. C’est tout naturellement qu’elle emploie la musique de chambre comme moyen favori d’expression, où le son devient un mode de communication au-delà des mots. Elle joue sur un violon baroque Nicola Amati de 1662 et un violon moderne Martin Haupt réalisé en 2017, tous deux généreusement prêtés par la Fondation Boubo-Music.